Pour en finir avec le harcèlement psychologique dans les milieux de travail

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Cet extrait d’article est tiré du magazine Prévention au travail

Partout dans le monde, le harcèlement psychologique et sexuel au travail est une préoccupation qui gagne en importance. Il y a maintenant quinze ans que les dispositions de la Loi sur les normes du travail visant à assurer des milieux de travail sains et exempts de harcèlement psychologique ou sexuel sont en vigueur. Un des constats importants effectués depuis ce temps?

La prévention demeure la meilleure approche pour garder un sain climat de travail en entreprise. Depuis le 1er janvier 2019, toutes les entreprises québécoises doivent se munir d’une politique de prévention du harcèlement psychologique ou sexuel au travail et de traitement des plaintes.

Avant même de chercher à combattre le harcèlement psychologique dans un milieu de travail, on doit bien s'assurer qu'on en cerne les contours. « Beaucoup de plaintes de harcèlement n'en sont pas, même si dans les faits, des personnes souffrent », précise Lisa-Valérie Caron, conseillère en gestion de conflits et harcèlement au travail à la Direction générale des ressources humaines de la CNESST. Une bonne analyse de la situation avant de conclure au harcèlement est donc essentielle, car il s'agit de situations délicates. On ne veut pas accuser une personne à tort ni minimiser les préjudices que subit un individu. Par ailleurs, dans une même situation, certains peuvent se sentir harcelés et d'autres, non. L'échelle des sensibilités est étendue. Toutefois, pour minimiser ces situations, il existe des critères pour définir plus clairement le concept. On en dénombre cinq, et pour qu’un cas soit défini comme étant du harcèlement psychologique, ils doivent tous être réunis, comme l'a prévu le législateur en 2002.

Photo : Shutterstock

L’intimidation, la cyberintimidation, les menaces, l’isolement, les propos ou les gestes offensants ou diffamatoires, la violence verbale, les taquineries cruelles, l’ignorance volontaire et le dénigrement peuvent être considérés comme des conduites vexatoires qui pourraient être liées à des situations de harcèlement, de même que toute forme d'attention ou d'avance non désirée à connotation sexuelle. Le harcèlement discriminatoire est également inclus dans la définition de harcèlement psychologique. Il découle de plusieurs motifs contenus à l'article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne : race, couleur, âge, orientation sexuelle, religion, langue, convictions politiques, grossesse, condition sociale, handicap, etc. Ridiculiser, déstabiliser, isoler, menacer, déconsidérer ou discréditer une personne ayant l'une ou l'autre de ces caractéristiques ou s’en moquer constituent ce type de harcèlement.

Ce thème vous interpelle ? Ne manquez pas la conférence « Intégrité psychologique et physique : Comment prévenir, soutenir et intervenir en matière de harcèlement en milieu de travail », qui sera présentée au Grand Rendez-vous le jeudi 31 octobre à 10 h 30.

Le magazine Prévention au travail est distribué gratuitement. Il s’adresse à tous ceux et celles qui ont un intérêt ou un rôle à jouer dans le domaine de la santé et la sécurité au travail.

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